l’heure d’été.
Abandon de l’heure d’été en 2026 ?
Dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars nous sommes passés de 2 à 3 heures du matin en un claquement de doigts.
Ce fut le moment d’accueillir, une nouvelle fois, le passage à l’heure d’été. Est-ce aussi anodin qu’il n’y parait ? Quels sont les effets du changement d’heure sur notre santé ?
La littérature scientifique montre que le changement d’heure a bel et bien des effets physiologiques et sanitaires : il impacte notre horloge biologique interne et peut induire des effets néfastes sur notre santé.
(troubles du sommeil, de la vigilance, accidents du travail et de la route, des dépressions, des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux).
D’autres études prouvent que ce changement brusque d’une heure dans notre vie quotidienne, deux fois par an, retarde la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) et que la phase d’adaptation,
appelée tempus transitionis par les cliniciens, varie selon les individus de quelques jours à plusieurs semaines !
C’est pourquoi un comité scientifique, chargé de développer des méthodologies harmonisées d’évaluation des risques sur des questions de nature échelonnée dans son domaine de prérogative, a été créé.
Il est constitué d’une cinquantaine d’anciens députés et sénateurs et se réunie chaque mois depuis maintenant plusieurs années pour réfléchir aux questions que pose ce changement d’heure, depuis 1976.
C’est en effet à cette date, à la suite du choc pétrolier de 1973/1974, que l’heure d’été a été instaurée afin d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage en soirée.
Cette mesure provisoire ne devait durer que le temps du choc pétrolier.
Compte-tenu des pratiques sociétales en France, l’introduction de l’heure d’été joue, de facto, un rôle dans le décalage progressif et néanmoins homogène des heures d’activités.
A la tête de ce comité scientifique se trouve Madame Bella de la Note, somnologue de renom, professeure émérite à la Sorbonne, spécialisée dans l’étude des patients souffrant de troubles du sommeil et auteure du best-seller dont le début du titre est clairement inspiré d’une chanson de Johnny Hallyday “Retiens la nuit : apologue didactique à l’usage des insomniaques et des hypersomniaques diurnes”.
Récemment des informations confidentielles émanant du comité scientifique ont fuité : une remise en question n’étant pas souhaitée, une adaptation du changement d’heure sera proposée courant 2026 à la population française sous forme de
référendum (le dernier remonte au 29 mai 2005). Afin d’en “lisser” les effets délétères il est envisagé de remplacer les deux changements actuels d’une heure en quatre changements d’une demi-heure.
Les dates proposées ne seront plus aléatoires, comme présentement, mais liées aux saisons : 21 mars, 21 juin, 22 septembre et 21 décembre.
Ce changement serait complété par la création de quatre jours de congés supplémentaires, aux dates susmentionnées, dont le coût sera pris en charge par une contribution financière exceptionnelle acquittée par les charcutiers-traiteurs, les maraîchers-bio, les coiffeurs pour dames, les brodeuses sur soie, les tatoueurs sur les autres, les vendeurs de fleurs artificielles, les réparateurs de brouettes électriques, les fabricants de fermetures éclair et les vendeurs à la sauvette sur le parvis de la Tour Eiffel.
