Tour Eiffel.

Tour Eiffel

L’assemblée délibérante de la ville de Paris, constituée durant la mandature 2020 – 2026 de 163 conseillers de Paris et de 340 conseillers d’arrondissements, travaille depuis plusieurs mois sur un sujet complexe et périlleux.

Les discussions de déroulent dans une atmosphère extrêmement tendue.

Mais quel est donc le sujet de ces tensions ? Il s’agit du devenir de la tour Eiffel, le symbole de la capitale française et site touristique mondial de premier plan.

Inaugurée le 15 mai 1889, la tour Eiffel est construite en fer puddlé, matériau dont la longévité est quasi éternelle pour peu qu’il soit repeint régulièrement.

En 137 ans, la Dame de fer, comme on la surnomme, a été repeinte 20 fois, soit tous les 7 ans environ, fréquence prescrite par Gustave Eiffel lui-même.

La dernière intervention remonte à 2019. C’est donc cette année que la tour connaîtra son vingt-et-unième rajeunissement.

Un cycle de peinture d’entretien dure 18 mois, pour un coût de 4 millions d’euros.

Avec 60 tonnes de peinture ajoutée tous les 7 ans par une cinquantaine d’ouvriers spécialisés, les conséquences structurelles de cette masse supplémentaire devront être résolues à terme.

Comme partout en France, les budgets alloués à l’entretien des bâtiments et monuments se sont fortement amenuisés. Afin d’économiser sur le montant des travaux de peinture à effectuer en 2026, quelques conseillers

d’arrondissements ont mis en avant une proposition inattendue flanquée de cette expression “pour réduire les coûts, réduisons la hauteur de la tour Eiffel”.

Ainsi cet aréopage préconise d’abaisser à 230 mètres le point culminant de la tour Eiffel, ce qui correspond à la mi-hauteur entre les deuxième et troisième étage existants. 

Depuis sa construction la hauteur de la tour a été plusieurs fois augmentée par l’installation d’antennes émettrices de programmes radiophoniques et télévisés. Elle mesure actuellement 330 mètres.

Ces antennes émettrices, devenues inopérantes, seraient remplacées intra-muros par des stations de base (appelées aussi tours de télécommunications) implantées sur divers bâtiments religieux (la Basilique du Sacré-Coeur, la Grande Mosquée, la Cathédrale Notre-Dame, le Temple du Marais, la Grande Synagogue).

La hauteur de ces relais doit être impérativement supérieure à 60 mètres pour un fonctionnement nec plus ultra comme le préconisent les ingénieurs systèmes et réseaux des territoires connectés.

Des informations confidentielles, divulguées par un conseiller de Paris qui souhaite conserver l’anonymat, contredisent et réfutent la détermination affichée par ces conseillers d’arrondissement qui invoquent l’obligation d’effectuer des économies 

pour justifier l’amputation d’une partie de la tour Eiffel.

Selon lui, la réalité est tout autre : “les jeunes chinois adorent visiter Paris, ville de lumière et d’amour, et représentent une importante part des revenus liés au tourisme. Un slogan chinois (qui en son temps a inspiré le publiciste Jacques Séguéla)

affirme  如果你到了50歲還沒去過巴黎,那你的人生就錯過了很多。(si à 50 ans on n’a pas visité Paris, on a raté sa vie). En 2025, la dépense par jour et par personne est en moyenne de 2070 CNY (environ 265 euros), ce qui les place largement en tête.

Les offices de tourisme parisiens nous font de plus en plus remonter des informations relatives aux remarques (reproches ?) de visiteurs étrangers, notamment chinois, concernant la prise des selfies avec la tour Eiffel en arrière-plan

En effet, le meilleur point de vue est situé au port Debilly, près du pont d’Iéna. Cependant, ce spot connu des amateurs et professionnels, ne permet pas de photographier la tour Eiffel en entier. C’est pourquoi, pour répondre à la pression grandissante des touristes chinois, certains osent préconiser d’en réduire la hauteur”.

Nul doute que la prochaine mandature aura à cœur de se prononcer (trancher ?) sur le sort de celle qui est longtemps restée le monument le plus élevé du monde: la tour Eiffel !